Source : La Presse
On le dit et le répète, il y a peu de place pour la musique à la télévision. Il y a encore moins d'espace au petit écran pour les groupes ou les artistes au son moins formaté ou qui sortent carrément des sentiers battus, sauf peut-être à Belle et bum (Télé-Québec) et MusiquePlus. Voilà pourquoi l'arrivée d'une nouvelle émission de variétés destinée au jeune public de VRAK.TV semble une si bonne idée.
La chaîne spécialisée présentera en effet, à compter du 13 février, une émission hebdomadaire baptisée Mauvais 1/4 d'heure à laquelle participeront des créateurs qu'on voit peu ou pas ailleurs à la télé. Malajube, Karkwa, We Are Wolves, Yann Perreau, Mara Tremblay et Les Dales Hawerchuck figurent parmi les invités de la première saison, ça donne une idée. «L'un des buts de l'émission est d'aller plus vers l'underground», dit Jaime Tobon, coordonnateur de production.
Mauvais 1/4 d'heure, produite par Novem, la boîte de Véronique Cloutier, se présente comme une émission de variétés destinée aux adolescents et mise sur des choses qui les intéressent: humour, sports extrêmes, danse et musique. On y verra notamment des compétitions de breakdance, d'air guitar, de DJ ou de planche à roulettes. En plus d'interpréter une de leur chanson de manière conventionnelle, les artistes invités devront en faire une autre dans un cadre qui sort de l'ordinaire...
Enregistrée devant public dans l'arène de la TOHU, l'émission Mauvais 1/4 d'heure, sera animée par Marie-Neige Châtelain (l'une des gagnantes de Ma première Place des Arts, édition 2005) et Philippe Joyal, un champion de wakeboard. Officiellement, VRAK.TV n'a pas d'objectif précis en ce qui a trait aux cotes d'écoute. La nouvelle émission étant programmée en plein dans la case «retour de l'école», une heure de pointe pour la chaîne spécialisée, on peut présumer qu'elle en attend beaucoup.
Mauvais 1/4 d'heure aura-t-elle un impact sur les ventes des Malajube et autres invités? Intéressera-t-elle les jeunes d'ici à la musique d'ici? Trop tôt pour le dire, mais il n'est pas interdit de l'espérer.