Source : Le Journal de Montréal (Michelle Coudé-Lord)
Les deux ex-collègues et Francs-tireurs Richard Martineau et Benoît Dutrizac se retrouvent à nouveau sous le même toit, chez le Mouton noir cette fois. L'un a du succès le midi depuis l'automne, l'autre est réclamé pour les débats en soirée et devrait y passer l'été.
Richard Martineau est le remplaçant d'Isabelle Maréchal au débat de 22 h 30 de vendredi à lundi. Pendant ce temps, Isabelle Maréchal ira prendre la relève de Jean-Luc Mongrain, qui profitera ce week-end du congé pascal.
Et le Mouton noir a comme projet de garder Richard Martineau pour l'été, en prévision des plus longues vacances d'Isabelle Maréchal.
Hier, la direction de TQS vantait dans un communiqué les talents de débatteur de Richard Martineau.
«Le journaliste, reconnu pour ne pas avoir la langue dans sa poche, apportera donc son grain de sel aux discussions, qui devraient être plus corsées.»
Richard Martineau avait été pressenti pour remplacer Gilles Proulx les matins à TQS à L'Avocat et le Diable, mais sous contrat à Télé-Québec pour Les Francs-Tireurs, les dirigeants de la télévision publique ne voyaient pas trop d'un bon oeil que leur Franc-Tireur soit tous les matins chez le Mouton noir. Le dossier n'est pas allé plus loin.
Mais comme la saison des Francs-Tireurs se termine tôt en mars, Richard Martineau devient un agent libre jusqu'au mois d'août et est donc disponible si le Mouton noir le veut.
Ça semble être le cas pour cet été.
Hier, Richard Martineau disait aimer la formule débat de TQS, qui emprunte un ton différent depuis quelques mois.
«Mardi soir, nous recevions Paul Piché pour parler du débat entourant la souveraineté. Je trouve important qu'après les nouvelles qui donnent les faits, on puisse faire place à un débat sur des grands sujets de société. Et en vieillissant, j'ai plus de questions que de réponses.»
Récemment, le président de TQS, René Guimond, disait croire en la formule des débats de fin de soirée, qui sont d'ailleurs de plus en plus populaires.
Un 110 % nouvelles qui attire !
Une formule améliorée Le président admettait toutefois que la formule avait été relevée. Le temps des gueulards était révolu.
Et c'est exactement ce que veut éviter Richard Martineau, gueuler pour gueuler. Il veut du contenu et il estime que comme les débats sont maintenant préenregistrés en fin d'après-midi, les invités hésitent moins à y aller ; ils préfèrent ça à ceux de 22 h 30 en direct.
«Je crois en l'avenir des débats à la télévision... mais avec du contenu. Ça nous permet d'aller plus loin que la nouvelle, d'éclaircir des faits de société», conclut celui qui se dit heureux de pouvoir être à nouveau un Franc-Tireur l'automne prochain à Télé-Québec.
Isabelle Maréchal a aussi donné un ton nouveau à cette formule. Il est bon de le rappeler. Mais elle aimerait développer avec TQS les grandes entrevues.
Tout comme Benoît Dutrizac d'ailleurs, qui attire de plus en plus les politiciens sur son plateau, du ministre Couillard à l'ex-premier ministre Bernard Landry.
L'ex-Franc-Tireur est définitivement en train de devenir un atout pour l'information à TQS.
Reste à savoir maintenant si les deux ex-collègues aux Francs-tireurs, qui ne s'étaient pas quittés en bons termes, s'éviteront dans les corridors de TQS.
Les débats de TQS, à 22 h 30 du lundi au vendredi.