Source : La Presse (Hugo Dumas)
La version québécoise de la comédie The Office, qui s'appelle présentement La Job, verra finalement le jour à la télévision de Radio-Canada. Douze épisodes de 30 minutes ont été commandés à la maison Image Diffusion International (IDI), propriété d'Anne-Marie Losique et Marc Trudeau. Avant d'atterrir à la SRC, le projet a aussi transité à TQS et ARTV.
L'adaptation a été confiée à Ian Lauzon, un spécialiste du court métrage, dont le récent Confessions des masques sur l'intégrité des artistes. Pour la scénarisation, Ian Lauzon collabore avec Jean-Philippe Granger. C'est André St-Pierre (Les Francs-Tireurs) qui réalisera les épisodes.
Produit par la BBC, The Office raconte la vie monotone et drabe d'un groupe de commis de la compagnie fictive Wernham-Hogg, qui a pignon sur rue à Slough, à l'ouest de Londres. En 2001 et 2002, la série britannique, ponctuée de longs silences et de malaises, a été très populaire, mais n'a duré que deux courtes saisons (12 épisodes au total). L'année suivante, deux émissions spéciales de Noël ont été ajoutées.
Après un timide début, la version américaine de The Office connaît présentement un regain de popularité. Le réseau NBC l'a même déménagée les jeudis à 21 h 30 dans sa fameuse soirée de Must See TV. Aux États-Unis, l'action a été transposée à la compagnie de papier Dunder-Mifflin de Scranton, en Pennsylvanie. Pour la version québécoise, le lieu n'a pas encore été précisé.
Les rôles de La Job- dont celui du patron David Brent- n'ont pas tous été distribués. La série pourrait être diffusée à l'hiver 2007.
L'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) a vivement réagi aux propos du grand patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, rapportés dans La Presse d'hier.
M. Péladeau y jugeait " discriminatoire " que TVA et sa filiale JPL ne puissent pas profiter du programme de crédit d'impôt, une mesure fiscale réservée aux producteurs indépendants comme Zone 3, Cirrus ou Sphère Média, par exemple. Dans le montage financier d'une émission de télévision, le crédit d'impôt accordé par le gouvernement québécois (il en existe aussi un au fédéral) représente environ 15 % du budget. Il s'agit donc d'une importante source de revenus.
Dans un communiqué, l'APFTQ rappelle que les diffuseurs comme TVA " disposent déjà d'avantages concurrentiels indéniables face aux producteurs indépendants; ils ont accès aux importants revenus publicitaires et ils disposent du pouvoir absolu de déterminer quelles productions pourront recevoir du financement public et privé pour diffusion sur leur antenne ".
L'APFTQ note que " si la filiale de production de TVA avait accès au crédit d'impôt provincial, la plupart des émissions seraient sans doute réalisées à l'interne, ce qui nuirait grandement à la diversité des sources de création et nous ferait collectivement reculer 20 ans en arrière ".